


Tuesday, July 15, 2008




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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche
En avez-
C'est un phénomène de société qui va

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La politique, ça se mange ?
Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la tête.

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De 1990 a 2005 : Artistes -
L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant
On peut considérer que c’est le gouvernement qui pousse ses militaires à commettre
les actes de vandalismes. Aucune administration ne peut se permettre de récompenser
ceux qui assurent sa sécurité avec des salaires des catéchistes. Or, sans la paix
le développement est une illusion, la reconstruction est un mythe et la reprise économique
un rêve. Le vrai message du ministre belge consistait à rappeler au gouvernement
ses vraies priorités contenues dans l’amélioration des conditions de vies des congolais.
Mais aussi, que la légitimité électorale ne donne pas droit à tout. Joseph Kabila
a malheureusement saisi cette occasion pour glisser davantage et démontrer l’arrogance
coupable que nous avons toujours dénoncée.
Programme « Amani » : dire une chose et
faire son contraire
Il ne passe plus de jour où les médias congolais ne présentent l’évolution du programme
« Amani ». Le souci est de voiler la vérité à la population congolaise pour l’abroutir
davantage. Tout commence par la publication d’une ordonnance présidentielle qui ôte
la coordination et la commission de toute sa substance, plaçant tout le pouvoir de
décision au ministre de l’intérieur. Ainsi, toutes les résolutions prises à Goma
n’auraient qu’un rôle suggestif que le ministre de l’intérieur peut balayer à son
gré. L’autre piège consistait à faire signer des engagements aux mouvements armés,
non pour les appliquer, mais pour utiliser ces signatures dans le chantage médiatique,
la plupart des médias étant à la solde du pouvoir kabiliste. Abusant de la bonne
foi des mouvements armés de l’Est, le gouvernement a cru avoir réussi son coup. Refusant
toutes les propositions de la base, il a imposé des résolutions conçues par des spécialistes
qui ignorent tout du Kivu. Ces propositions n’ont pas convaincues les différents
protagonistes qui se sont senti abusés dans leur bonne foi. C’est ce qui justifie
la reprise des hostilités. Il y a aussi cette maladresse liée à l’inexpérience de
Joseph Kabila qui accepte tout ce que lui proposent ses faucons. Le résultat est
clair : insécurité croissante à Goma et à Bukavu. Les villes du Nord et du Sud Kivu
sont devenues des mouroirs. A n’importe quelle heure des bandits s’introduisent dans
les logis pour éliminer physiquement les habitants. Les quartiers de Birere à Goma
ou de Kadutu à Bukavu connaissent des départs massifs de leurs habitants qui ne supportent
plus de se faire tuer comme des mouches. La réaction des autorités est toujours la
même. L’ouverture des enquêtes qui n’aboutissent à rien. Ce double langage a été
bien perçu par les autorités belges, ce qui les a poussées à prendre position en
faveur du peuple congolais contre ses gouvernants.
Le double langage de Joseph Kabila est en train d’enterrer progressivement le programme
« Amani » décroché à coup de millions des dollars.
L’impossible chasse aux FDLR
Ce n’est plus un secret pour personne, les forces armées de la RDC collaborent avec
les FDLR. Cette collaboration remonte au soutien apporté par ces derniers au pouvoir
mobutiste face à l’avancée des forces de l’AFDL en 1996. Le retournement de face
de Laurent Désiré Kabila qui décida de s’attaquer à ses anciens collaborateurs l’a
conduit à signer une nouvelle alliance avec ses anciens adversaires. La conséquence
de cette alliance fut le massacre des officiers kivutiens rwandophones en 1998 aux
bases de Kitona et Kamina. Pour Laurent Désiré Kabila, il fallait avoir le soutien
des FDLR pour combattre les rebellions et en retour, il aiderait ces derniers à retourner
au Rwanda après leur victoire sur l’armée rwandaise. Cette victoire, serait rendue
possible par les bombes chimiques que kabila obtenait grâce à sa collaboration avec
la Corée du Nord. Après la mort de Kabila, le fils prend le pouvoir et continue dans
la même logique. Il utilise à plusieurs reprises les FDLR comme fer de lance de sa
lutte contre ses adversaires. Après les accords de paix de Lusaka, Gaberone et Sun
City, le retour au Rwanda des FDLR ne devait plus se faire par la guerre, mais par
le dialogue inter-
Suite à la pression de la Communauté internationale, la RDC signera des accords qu’il ne respectera jamais. A Nairobi, il était question de commencer le désarmement des FDLR dès début décembre, mais rien n’y fut. Ensuite c’était la date buttoir du 15 mars dernier, mais toujours pareil. On attend encore une autre date. Le vrai problème c’est la difficulté du gouvernement congolais à se désolidariser de ceux qui l’aident à massacrer le peuple, d’où la nécessité de créer le dilatoire.
Comme à l’époque de Mobutu, l’avenir est sombre pour la RDC
Dans l’interview qu’il accordait au journal belge « Le soir », le président congolais
se présentait comme le plus grand défenseur des droits de l’homme. Cette mythomanie
dont souffre le « raïs » congolais est l’expression de la situation générale que
vit le pays. D’abord ce sont les analyses des journaux proches de l’opposition qui
ont commencé à montrer les limites de ce régime. Ensuite c’était au tour de la mouvance
kabiliste de commencer à reconnaître que les gouvernants congolais étaient plutôt
des fossoyeurs de la patrie. L’apogée de ces observations sera le discours de la
rentrée sénatoriale prononcé par le président du sénat Kengo Wa Dondo. Un embargo
médiatique a suivi ce discours qui s’éloignait des acclamations inutiles pour relater
la situation concrète de la RDC. C’est dans cette même logique que se situe l’observation
de Karl De Gusht. Quelles que soient les élucubrations de Joseph Kabila, l’heure
est grave au pays de Lumumba. Les grèves se succèdent, l’insécurité est généralisée,
le panier de la ménagère est vide, les denrées alimentaires sont rares et l’autorité
de l’Etat n’existe qu’en apparence. Tous les analystes s’accordent pour dire que
la situation actuelle de la RDC est catastrophique. Comme à l’époque de Mobutu, un
petit groupe de politiciens vivent bien et la grande majorité des citoyens croupissent
dans une misère indescriptible. Comme à l’époque de Mobutu, l’insécurité est attribuée
à un petit groupe d’ennemis de la nation qui seront mâtés très rapidement. Comme
à l’époque de Mobutu, le désordre est justifié par la légitimité populaire. Comme
à l’époque de Mobutu, l’armée est minée par une crise interne et externe qui la pousse
aux vols, viols et extorsions des biens du peuple. Comme à l’époque de Mobutu, la
partie Est du pays est instable. Comme à l’époque de Mobutu, le changement risque
de provenir de l’Est et l’homme le plus contesté risque de devenir l’homme de l’espoir
et du salut pour les congolais. Qui vivra verra !
Bahati Amani
Les acteurs de ces violences vivent tranquillement au sein des FARDC sans que personne ne les inquiète. Les quelques rares fois qu’ils sont interpellés devant leurs collègues magistrats militaires, c’est juste pour être blanchis. Au plan sécuritaire, rien n’est fait, excepté quelques descentes intempestives des FARDC qui trouvent du plaisir à aggraver la souffrance d’une population déjà à bout de souffle.
