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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche
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La politique, ça se mange ?
Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la
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De 1990 a 2005 : Artistes - Musiciens Congolais
L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant
CRISE ALIMENTAIRE ET DÉMOCRATIE SANS ALTERNANCE
Sur le continent africain, la plupart des citoyens n’ont pas à leur tête un dirigeant
qui représente la "vérité des urnes", encore faut-il qu’il y ait eu des élections
libres et transparentes sans annonces unilatérales du pouvoir en place. Aussi, en
l’absence d’un "paysage politique sincère", il n’est pas inutile de rappeler les
liens parfois insoupçonnés entre l’actuelle crise alimentaire et la démocratie en
Afrique.
Un paradoxe veut que le nombre de tracteurs pour 100 km2 de terre arable
a chuté en Afrique subsaharienne entre 1990-
92 et 2001-03 de 19 à 13 alors qu’il est passé pour la même période de 115 à 142
pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, de 63 à 89 pour l’Asie région est et pacifique,
de 123 à 123 pour l’Amérique latine et les Caraïbes et enfin de 992 à 1002 dans l’Union
européenne de l’époque [1] . Donc le paysan africain n’a en principe pas de tracteur
et quand il en a, le rapport entre lui et son homologue européen est de 1 à 100.
La crise alimentaire en Afrique est d’abord un problème de productivité, de conservation
et de commercialisation des récoltes en Afrique. L’orientation du "tout exportation"
choisie ou imposée selon l’angle d’analyse, est venue aggraver une situation de dysfonctionnement
en discriminant entre produits vivriers et produits d’exportation.
Les Africains choisis
[les “elus” des occidentaux]
C’est donc toute la chaîne décisionnelle en Afrique qu’il
convient de revisiter pour comprendre les nouvelles dépendances et les absences d’anticipation
des gouvernements et des populations face à la problématique du management de la
faim. Les interférences dans les économies africaines des anciennes métropoles, mais
aussi des grands pays importateurs de matières premières africaines comme le pétrole
ou l’uranium, vitales pour leurs économies productivistes, se sont multipliées. Du
reste, la désignation d’un dirigeant africain ne dépend plus uniquement des élections
(transparentes ou pas) qui se déroulent en Afrique. Ces élections tendent à favoriser
ceux qui feront le moins de problèmes à ceux qui estiment défendre leurs intérêts
avant ceux des populations africaines.
Le Kenya et le Zimbabwe n’échappent pas à
cette règle. En suivant la géographie des crises alimentaires en Afrique, on s’aperçoit
que c’est dans les pays francophones qu’elle a été le plus aiguë au point qu’Haïti
qui n’est pas en Afrique n’a pas échappé à la règle. C’est aussi dans les pays francophones
que le système de vassalisation du pouvoir est le mieux "huilé" où certains dirigeants
du pré-carré politico-économico-financier ont choisi d’identifier des Africains pour
leur conserver leurs intérêts en Afrique, et ce par tous les moyens. Il va de soi
que cette opération n’est pas sans contreparties. Cela ne concerne pas seulement
la sphère politique mais tous les niveaux où des décisions et des influences peuvent
s’opérer. Avec le soutien actif ou le silence religieux d’une certaine élite africaine,
il n’est pas étonnant de surprendre des relais médiatiques[3] jouer le jeu contre
de l’argent. De la sorte, les découpages électoraux et les dysfonctionnement de plus
en plus institutionnalisés grâce à des retards douteux dans l’organisation, le comptage,
la fausse informatisation et l’annonce des résultats électoraux permettent de faire
émerger des personnalités et des équipes dirigeantes en Afrique aptes à défendre
les intérêts des puissances influentes extérieures par des "Africains choisis" aux
dépens de ceux des populations sans voix. La compétence ne joue presque plus puisque
cette compétence peut être sous-traitée[4] à l’extérieur, télécommandée de l’extérieur,
ou les deux à la fois. Que les personnalités choisies soient brillantes ou médiocres,
elles ont ceci en commun qu’elles sont indubitablement dociles et maniables. C’est
donc tout le débat de l’indépendance, de l’autonomie et de l’autodétermination des
peuples qui apparaît en filigrane de l’actuelle crise alimentaire conjoncturelle.
Ainsi,
l’impossible autonomie alimentaire des Africains tend à favoriser une certaine mendicité
collective des dirigeants africains, même si beaucoup s’en défendent. Du coup, les
responsabilités partagées tendent à se métamorphoser en des irresponsabilités globalisées.
Est-ce que les nouvelles formes de la post-colonisation économique ne s’organisent
pas autour de la non-représentation de la réalité politique des sociétés africaines?
