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Tuesday, July 15, 2008

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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche

 

En avez-vous déjà entendu parler ?

C'est un phénomène de société qui va

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La politique, ça se mange ?

 

Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la tête.

 

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De 1990 a 2005 : Artistes - Musiciens Congolais  

 

L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant

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CRISE ALIMENTAIRE ET DÉMOCRATIE SANS ALTERNANCE

Sur le continent africain, la plupart des citoyens n’ont pas à leur tête un dirigeant qui représente la "vérité des urnes", encore faut-il qu’il y ait eu des élections libres et transparentes sans annonces unilatérales du pouvoir en place. Aussi, en l’absence d’un "paysage politique sincère", il n’est pas inutile de rappeler les liens parfois insoupçonnés entre l’actuelle crise alimentaire et la démocratie en Afrique.

Un paradoxe veut que le nombre de tracteurs pour 100 km2 de terre arable a chuté en Afrique subsaharienne entre 1990-

92 et 2001-03 de 19 à 13 alors qu’il est passé pour la même période de 115 à 142 pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, de 63 à 89 pour l’Asie région est et pacifique, de 123 à 123 pour l’Amérique latine et les Caraïbes et enfin de 992 à 1002 dans l’Union européenne de l’époque [1] . Donc le paysan africain n’a en principe pas de tracteur et quand il en a, le rapport entre lui et son homologue européen est de 1 à 100. La crise alimentaire en Afrique est d’abord un problème de productivité, de conservation et de commercialisation des récoltes en Afrique. L’orientation du "tout exportation" choisie ou imposée selon l’angle d’analyse, est venue aggraver une situation de dysfonctionnement en discriminant entre produits vivriers et produits d’exportation.

Les Africains choisis [les “elus” des occidentaux]

C’est donc toute la chaîne décisionnelle en Afrique qu’il convient de revisiter pour comprendre les nouvelles dépendances et les absences d’anticipation des gouvernements et des populations face à la problématique du management de la faim. Les interférences dans les économies africaines des anciennes métropoles, mais aussi des grands pays importateurs de matières premières africaines comme le pétrole ou l’uranium, vitales pour leurs économies productivistes, se sont multipliées. Du reste, la désignation d’un dirigeant africain ne dépend plus uniquement des élections (transparentes ou pas) qui se déroulent en Afrique. Ces élections tendent à favoriser ceux qui feront le moins de problèmes à ceux qui estiment défendre leurs intérêts avant ceux des populations africaines.

Le Kenya et le Zimbabwe n’échappent pas à cette règle. En suivant la géographie des crises alimentaires en Afrique, on s’aperçoit que c’est dans les pays francophones qu’elle a été le plus aiguë au point qu’Haïti qui n’est pas en Afrique n’a pas échappé à la règle. C’est aussi dans les pays francophones que le système de vassalisation du pouvoir est le mieux
"huilé" où certains dirigeants du pré-carré politico-économico-financier ont choisi d’identifier des Africains pour leur conserver leurs intérêts en Afrique, et ce par tous les moyens. Il va de soi que cette opération n’est pas sans contreparties. Cela ne concerne pas seulement la sphère politique mais tous les niveaux où des décisions et des influences peuvent s’opérer. Avec le soutien actif ou le silence religieux d’une certaine élite africaine, il n’est pas étonnant de surprendre des relais médiatiques[3] jouer le jeu contre de l’argent. De la sorte, les découpages électoraux et les dysfonctionnement de plus en plus institutionnalisés grâce à des retards douteux dans l’organisation, le comptage, la fausse informatisation et l’annonce des résultats électoraux permettent de faire émerger des personnalités et des équipes dirigeantes en Afrique aptes à défendre les intérêts des puissances influentes extérieures par des "Africains choisis" aux dépens de ceux des populations sans voix. La compétence ne joue presque plus puisque cette compétence peut être sous-traitée[4] à l’extérieur, télécommandée de l’extérieur, ou les deux à la fois. Que les personnalités choisies soient brillantes ou médiocres, elles ont ceci en commun qu’elles sont indubitablement dociles et maniables. C’est donc tout le débat de l’indépendance, de l’autonomie et de l’autodétermination des peuples qui apparaît en filigrane de l’actuelle crise alimentaire conjoncturelle.

Ainsi, l’impossible autonomie alimentaire des Africains tend à favoriser une certaine mendicité collective des dirigeants africains, même si beaucoup s’en défendent. Du coup, les responsabilités partagées tendent à se métamorphoser en des irresponsabilités globalisées. Est-ce que les nouvelles formes de la post-colonisation économique ne s’organisent pas autour de la non-représentation de la réalité politique des sociétés africaines?

 

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