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Monday, November 24, 2008

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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche

 

En avez-vous déjà entendu parler ?

C'est un phénomène de société qui va

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La politique, ça se mange?

 

Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la tête.

 

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De 1990 a 2005 : Artistes - Musiciens Congolais  

 

L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant

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DE 1990 A 2005 : ARTISTES - MUSICIENS CONGOLAIS : TOUS GRIOTS DES POLITICIENS

 

L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant le règne du Maréchal Mobutu. Depuis l’avènement du général Joseph-Désiré Mobutu à la magistrature suprême, les chansons dites révolutionnaires ont fait surface. Les artistes-musiciens écrivent des œuvres en faveur du pouvoir : « Salongo alinga mosala », « 20 ans ya Mpr » de Rochereau Tabu, « Votez Vert » de Franco Luambo, «Yoka maloba ya Mobutu » de Souzy Kaseya, «Vive les 3 Z », « Salongo » de Madiata, « Candidat na biso Mobutu » de Luambo Makiadi, «Elombe Sese» de Kalanga Muana Zaïre, etc., ont excellé dans l’art de véhiculer l’idéologie et le rôle dirigeant du Mouvement Populaire de la Révolution (Mpr), Parti-Etat. En 1991, Tabu Ley dans l’album «Exil Ley», a invoqué le Dieu de nos ancêtres dans la chanson «Réveille-toi Lumumba», chanson qui avait pris les allures d’un sévère réquisitoire.

En 1992, Koffi Olomide, au lieu de contribuer à l’instauration de la démocratie chez lui au Zaïre, a préféré aller soutenir la candidature du président congolais à Brazzaville. Pour son pays, il n’a rien fait à une période de grande effervescence politique. Au moment où l’on cherchait à se débarrasser de la dictature, les musiciens pouvaient facilement, par la chason, passer le message à l’avènement de la démocratie, en expliquant au peuple pourquoi on doit instaurer la démocratie dans le pays. Les musiciens qui sont généralement sans caractère, sans volonté, qui ne veulent que l’argent des politiciens, se replieraient sur eux-mêmes, et lâcheraient le peuple. On estime que l’artiste-musicien congolais n’aime pas le changement. Il retient l’information et ne veut pas se mêler à la volonté de la population qui le nourrit. Et pourtant la démocratie est bien pour nous tous, musiciens compris. Malheureusement, le message que véhiculent leurs n’est pas intéressant et ne trouve aucun écho auprès de la population. Il en est de même pour l’artiste plasticien, comédien, dramaturge, non imaginatif, qui excelle dans des pièces pleines d’immoralité et de séquences de la sorcellerie.

 

L’EPOQUE DE LAURENT-DESIRE KABILA

 

Arrivé au pouvoir grâce à la rébellion, menée par ses alliés rwandais, ougandais, angolais et autres, Kabila a accepté qu’on chante et qu’on danse à sa gloire dès le 29 mai 1997, lors de son investiture. Comme à l’époque du Maréchal Mobutu, les éditions des journaux télévisées à la Radio Télévision Nationale Congolaise (Rtnc), s’ouvraient avec des chansons dites révolutionnaires. On magnifiait l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération (Afdl) et Laurent-Désiré Kabila.Et pourtant ils étaient venus pour se débarrasser, selon eux, de toutes les tares et tous avatars du régime du Mpr Parti-Etat. Curieusement, l’Afdl a ressuscité l’animation politique, qui fit du Maréchal Mobutu un petit dieu. Le flambeau a été surtout repris par « la reine de mutuashi » Tshala Muana, avec sa chanson « Hymne aux libérateurs ». Elle quitte la France pour se retrouver à Kinshasa dans les bonnes grâces de l’Afdl. Elle joue le rôle de messagère de l’Afdl à travers le pays en sillonnant les provinces, avec Wenge Musica de Didier Masela, Werrason et Adolphe, en compagnie des comédiens mister Siatula et maman Bipendu.

On verra des musiciens comme West Ghenda, le jeune frère du ministre de l’Information et aux Affaires Culturelles Raphaël Ghenda, Kalanga Muana Zaïre, qui avait dédié une chanson au Maréchal Mobutu, la fameuse « Elombe Sese ». Kalanga se fait appeler Muana Congo, et passe à travers les assemblées chrétiennes pour vilipender le régime de son «Elombe Sese». Kalama Soul, le géniteur de la comédie – musicale « Naza ballado te» s’est fait également remarquer dans son soutien à l’Afdl dans une chanson dite d’éveil patriotique.

 

« FRANC CONGOLAIS » ET « TOKUFA PO NA CONGO »

 

En mars 1998, Papa Wemba rassemble une vingtaine de musiciens de Kinshasa, de Paris et de Bruxelles, pour l’enregistrement de la chanson «Muana Mpwo» dit «Franc Congolais». Le 30 juin, la Banque centrale lance la nouvelle monnaie. La chanson passe neuf fois par jour à la télévision, la propagande bat son plein. Mais par manque de production, l’argent se déprécie aussi vite. Le même 30 juin, le ministère de l’Information et Affaires Culturelles organise le « concours de la meilleure chanson patriotique ». Plus de 89 chansons ont été inscrites et auditionnées par un jury constitué de conseillers du ministre Raphaël Ghenda. Laurent-Désiré Kabila a personnellement assisté à la proclamation des résultats du concours remporté par le jeune frère du ministre, West Ghenda, premier prix, pour sa chanson « Uhuru ». Il gagne 10.000 dollars. Le deuxième prix revient à chanson « Bâtissons le Congo » de Christian Ngoy. Il gagne à cet effet 7.000 dollars. Le troisième prix fut attribué à Tshala Muana pour son oeuvre «Hymne aux libérateurs». Ce jour là, Laurent-Désiré Kabila déclara que : «à défaut des moyens de communication performants, nous reconnaissons que les artistes-musiciens ont la capacité d’atteindre les couches les plus éloignées de notre population …».

En août de la même année, les rwandais et les ougandais, alliés de Kabila, attaquent le pays à partir de l’est du pays. Kabila réunit les artistes-musiciens pour chanter la chanson «Tokufa po na Congo», œuvre de Souzy Kaseya. Lors d’une réunion à Windhoek en Namibie, Kabila a saisi cette opportunité pour inviter la star internationale Michael Jackson, à venir se produire à Kinshasa pour soutenir la révolution. La production n’eût jamais lieu.

 

L’APPORT DES ARTISTES MUSICIENS

 

On ne peut pas croire que durant une période aussi longue de quinze ans d’effervescence politique, qu’aucun musicien ne puisse composer une chanson demandant aux politiciens de se débarrasser des vieilles frasques reprochées au Mpr. Certains d’entre eux ont essayé de chanter la paix, sans parler d’autres réalités politiques. De 1998 en 2003, aucun musicien n’a dénoncé la guerre. Dans les albums de 14, 16, 18 chansons, jamais ils n’ont planché sur l’insécurité ni sur le rapport du Panel onusien, sur la violence, les rébellions à répétition dont les effets néfastes continuent à se faire sentir, des trois millions et demi de morts, sans compter les dégâts matériels et les pillages systématiques des ressources minières du pays, de l’Ituri, du Kivu, du Katanga qui ne sont pas totalement sécurisées. Après 24 mois de la transition, le mal poursuit son œuvre destructrice, la Commission électorale indépendante a débuté l’enrôlement des citoyens, sans que le ministère de l’intérieur n’effectue le recensement, on veut organiser les élections sans une armée intégrée. Les partis politiques n’existent presque pas. S’ils existent par la volonté de leurs présidents-fondateurs, ils sont dépourvus du moindre projet de société. Et les artistes se taisent. Ils doivent dire des vérités que les hommes politiques n’aiment pas entendre, sans être méchants mais pour réveiller les congolais.

Composer des chansons pour tirer la Rdc de la pauvreté constitue un devoir moral. Parce que à part la joie de vivre, la musique, la danse, la spiritualité, les congolais n’arrivent toujours pas à vivre décemment et à mettre en place un système de bonne gouvernance. Les dirigeants politiques doivent prendre au sérieux l’honneur, la responsabilité et la dignité. Qu’ils sachent que les amitiés ou la famille ne doivent pas prendre le dessus sur les affaires du pays et de toute la nation congolaise. Et les artistes-musiciens doivent prendre leur responsabilité ou alors abandonner la musique.

Jeannot ne Nzau Diop /Le potentiel

 

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