


Monday, November 17, 2008




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Le Gouvernement Mondial Se Rapproche
En avez-
C'est un phénomène de société qui va

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La politique, ça se mange?
Qui sait ? Mais une chose au moins est sûre : ça vous mange ! Elle vous prend la tête.

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De 1990 a 2005 : Artistes -
L’apport des musiciens congolais aura été négatif sur toute la ligne pendant
Les images insoutenables des éléments des Fardc fatigués, affamés et pratiquement
délaissés au front faisant face à des troupes du « CNDP » plus sereines et plus disciplinées
ont évidemment renvoyé les Congolais aux révélations faites par des députés mardi
du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale sur la gestion des fonds destinés
à nos militaires.
Selon ces révélations, le Premier Ministre Adolphe Muzito récemment
en séjour à l’Est a dû personnellement se rendre à l’évidence que plus de 90% de
ces fonds sont consommés dans la capitale par une chaîne des maffieux que les députés,
avec leur courage habituel, se sont abstenus de nommer, et qui risquent d’être davantage
couverts par le secret défense si l’Assemblée Nationale opte le huis clos sur une
matière qui concerne pourtant l’utilisation abusive de l’argent du contribuable congolais.
Pour
les uns, il s’agit naturellement d’un exploit de plus du fameux gouvernement parallèle,
dont tout le monde dit qu’il est le véritable tireur de ficelles dans tout ce qui
sent la magouille en République Démocratique du Congo. Pour d’autres, il s’agit plutôt
des comportements maintes fois décriés de certains officiers bien connus, que leur
hiérarchie n’a malheureusement ni la force ni la volonté politique de punir, achevant
ainsi d’installer le découragement au sein de la troupe.
La question évidemment,
dans un cas comme dans l’autre, est de savoir comment Adolphe Muzito, qui a récemment
déclaré n’avoir pas peur du gouvernement parallèle, compte s’y prendre pour juguler
ce cancer qui risque, dans une phase de métastase avancée, d’annihiler tous les efforts
de son gouvernement pour instaurer la paix dans l’Est, synonyme de perte de leur
business pour nombre de criminels.
Evidemment, le moins que l’on puisse dire à ce
stade est qu’il s’agit là d’un nouveau chantier qui demande à être ouvert, mais qu’il
faudra attaquer en priorité pour ne pas laisser s’installer la suspicion et le découragement
parmi les Congolais obligés d’assister impuissants au détournement des moyens de
l’Etat pour des besoins d’enrichissement personnel. Leçons oubliées Plusieurs leçons
de notre passé le plus récent enseignent pourtant que c’est lorsque l’armée est délaissée,
que c’est lorsque la guerre est transformée en business par quelques initiés triés
sur le volet que les régimes finissent par tomber comme des quilles.
Ce fut notamment
le cas de celui de feu Maréchal Mobutu qui n’était pourtant pas un enfant de chœur.
Ce passé de honte, de trahison et d’humiliation, nous l’avons tous vécu avec des
opérations bidons de rétablissement de la sécurité aux noms évocateurs de KIMIA (paix)
et de MBATA (gifle), certes lancées avec pompe mais qui se sont rapidement transformées
en Waterloo pour le pays et en source d’enrichissement pour certains de ses enfants
ayant su tirer profit des ponctions régulièrement opérées sur le trésor public au
nom de l’impératif sécuritaire.
Autre exemple : alors que les troupes de l’Afdl avançaient
inexorablement, les Congolais alors Zaïrois étaient surpris d’apprendre que les troupes
n’avaient pour ration alimentaire que des haricots dont la longue cuisson les faisait
facilement repérer à cause de la fumée, que les munitions envoyées au front étaient
incompatibles avec les armes utilisées par les forces régulières, que les bombes
manquaient de chaînes pour leur lancement, que des avions de chasse pilotés par des
mercenaires est-
Il faut le débat Il
reste que les révélations faites par les députés du haut de la tribune de l’Assemblée
nationale ne sont pas du tout une première du genre. Bien au contraire, les Congolais
se souviennent que sous la transition 1+4, même le Comité International d’Accompagnement
de la transition avait dû taper du poing sur la table pour fustiger le détournement
de la solde des militaires et policiers.
Malheureusement, aucun des officiers qui
auraient dû être frappés à la suite de ces comportements criminels ne l’a été, achevant
ainsi d’installer une culture qui a tendance à s’enraciner dans nos moeurs de gestion.
Conséquence : la plupart de ces officiers sont plutôt célèbres dans les trafics les
plus divers avec les groupes armés de l’Est sur le coltan, l’or, la cassitérite.
Voilà donc pourquoi les Congolais ont d’autant plus raison aujourd’hui d’être sévères.
Tout simplement parce que la situation qu’ils déplorent et qui se trouve être à la
base de l’humiliation de leur armée et de leur pays est connue et même bien connue
à tous les niveaux de responsabilité.
La question est alors de savoir pourquoi toutes
les leçons du passé n’ont pas servi ; pourquoi on continue d’envoyer nos enfants
à une mort certaine pendant que la hiérarchie se la coule toujours douce ; enfin,
pourquoi, sachant que les mêmes causes produisent les mêmes effets, le pouvoir a
laissé s’installer durablement cette autre conspiration du silence qui humilie chaque
jour la république et les Congolais.
Bref, face à l’urgence, la moindre des thérapeutiques
consisterait à crever sans tarder l’abcès et à le vider en public, afin que la leçon
porte durablement. Par contre, en temporisant et en louvoyant, on se ferait à coup
sûr les complices des criminels qui espèrent tirer leur épingle du jeu en profitant
de tout huis clos à l’Assemblée nationale pour cacher leurs forfaitures.
KGM
